jeudi 27 août 2015

9 décembre 2011

     Après avoir longtemps utilisé des "rotrings" ou des stylos, des feutres du même acabit, c'est à dire faisant des traits assez fins mais d'une épaisseur égale, je me suis mis il y a peu de temps, à la plume. C'est un vrai plaisir. Il y a indéniablement dans cet outil, quelque chose de vivant, une modulation constante du trait, plus ou moins volontaire qui donne un réel plaisir de dessin et qui empêche la facilité. Je veux dire qu'on est un peu à la merci de la déconcentration. On ne peut pas se mettre en automatique. C'est peut-être aussi que je maîtrise pas encore… Bon, il faut aussi dire, certains d'entre vous s'en rappelle, qu'on a appris à écrire à la plume et je pense que d'une façon ou d'une autre on doit être un peu traumatisé! Enfin, même si je m'en sors mieux qu'à l'époque, les inconvénients sont toujours là, le trait qui s'empâte, les taches et les doigts noirs, l'encre qui épaissit,… Pourtant, maintenant c'est agréable et je pense que le spectateur profite aussi de ce trait "incertain".
     En me promenant à Figeac il y a quelques temps, j'ai rencontré quelqu'un qui peignait de très beaux tableaux et qui les vendait très chers, c'était assez justifié, enfin moi, j'étais sous le charme de cette peinture et j'ai pu en parler un peu avec le peintre. Il exposait ses toiles dans son atelier. Au bout d'un moment, je lui montrai mon carnet de l'époque, il me dit qu'il aimait assez mais qu'il trouvait que ça manquait un peu de relief, il me précisa qu'il parlait du trait. Je crois que maintenant, je vois ce qu'il voulait dire.
    Retour dans le présent, tout en restant à la rivière et la bd, voici des dessins récents qui relèvent de l'une ou l'autre de ces catégories.








 Et puis quelques petits personnages :
 
 
Bon, c'est tout pour ce soir, je commence un peu à fatiguer…
A +
Marc

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