Après avoir
longtemps utilisé des "rotrings" ou des stylos, des
feutres du même acabit, c'est à dire faisant des traits assez fins
mais d'une épaisseur égale, je me suis mis il y a peu de temps, à
la plume. C'est un vrai plaisir. Il y a indéniablement dans cet
outil, quelque chose de vivant, une modulation constante du trait,
plus ou moins volontaire qui donne un réel plaisir de dessin et qui
empêche la facilité. Je veux dire qu'on est un peu à la merci de
la déconcentration. On ne peut pas se mettre en automatique. C'est
peut-être aussi que je maîtrise pas encore… Bon, il faut aussi
dire, certains d'entre vous s'en rappelle, qu'on a appris à écrire
à la plume et je pense que d'une façon ou d'une autre on doit être
un peu traumatisé! Enfin, même si je m'en sors mieux qu'à
l'époque, les inconvénients sont toujours là, le trait qui
s'empâte, les taches et les doigts noirs, l'encre qui épaissit,…
Pourtant, maintenant c'est agréable et je pense que le spectateur
profite aussi de ce trait "incertain".
En me promenant à
Figeac il y a quelques temps, j'ai rencontré quelqu'un qui peignait
de très beaux tableaux et qui les vendait très chers, c'était
assez justifié, enfin moi, j'étais sous le charme de cette peinture
et j'ai pu en parler un peu avec le peintre. Il exposait ses toiles
dans son atelier. Au bout d'un moment, je lui montrai mon carnet de
l'époque, il me dit qu'il aimait assez mais qu'il trouvait que ça
manquait un peu de relief, il me précisa qu'il parlait du trait. Je
crois que maintenant, je vois ce qu'il voulait dire.
Retour dans le présent, tout en restant à la rivière et la bd,
voici des dessins récents qui relèvent de l'une ou l'autre de ces
catégories.
Et puis quelques petits personnages :
Bon, c'est tout pour ce soir, je commence un peu à fatiguer…
A +
Marc